2025 : une hausse exponentielle des expulsions locatives avec mobilisation de la Police, 30 500 expulsions soit près de 60 000 locataires si on prend une moyenne de 2 locataires par logement. C’est l’équivalent de la ville de Chambéry !! Ce chiffre ne tient pas compte des personnes qui partent sans attendre d’être expulsées de force mais sans avoir forcément de solution.
Jusqu’en avril 2025, le maire, Michèle Picard, prenait des arrêtés anti-expulsions locatives sans relogement, des arrêtés contre les coupures d’énergie et contre les saisies immobilières. Ces arrêtés bien qu’attaqués par la Préfecture et annulés par le Tribunal, servaient à alerter les services publics et faire du droit au logement une priorité municipale. Le maire actuel, M. Boumertit, n’a pas poursuivi ces actions. Comme député, il ne s’était jamais mobilisé avec Michèle Picard mais il ne peut être d’accord avec ceux qui à droite défendent les expulsions, ou qui disent que l’action juridique de Michle Picard est illégitime. Nous l’appelons à se prononcer rapidement en soutien aux actions pour le droit au logement
Car ce droit au logement est un droit universel, reconnu par notre Constitution. Et pourtant, notre pays compte aujourd’hui 4 millions de personnes mal logées et près de 15 millions touchées à des degrés divers. La part des dépenses de logement dans le budget des ménages a explosé : 17 % en 1984 contre près de 25 % aujourd’hui ! Et l’effort financier augmente évidemment en proportion inverse des revenus du ménage. On compte ainsi 5,7 millions de personnes consacrant plus de 35 % de leurs revenus au logement, un chiffre qui a augmenté de 44 % depuis 2006.
Les principales causes de cette situation sont connues :
- La spéculation immobilière et foncière, qui rendent la construction et les loyers plus chers ;
- l’absence de financement public de la construction de logements sociaux provoquant un manque chronique : aujourd’hui près de 2 millions de ménages attendent un logement social !
Il est possible d’agir tout de suite pour le logement de toutes et tous :
- En revalorisant les APL calculées en prenant en compte les charges, et en supprimant la caution dans le parc privé.
- En décidant du financement public d’un plan d’urgence de construction de 400 000 logements
- En mettant sous protection les 1,2 million de personnes menacées d’expulsion locative à plus ou moins brève échéance en interdisant les expulsions sans solution de relogement,
- En augmentant les taxes sur les logements vacants dans les zones en déficit de logement et en encadrant les loyers avec l’objectif que le loyer et les charges ne dépassent pas 20 % des revenus du foyer.
- A plus long terme en créant un service public national et décentralisé du logement, de l’habitat et de la ville s’appuyant notamment sur un pôle public financier (financement à taux zéro du logement public), un pôle public de la construction et une agence nationale foncière
