Après avoir battu Le Pen, adhérez au parti communiste pour vous donner de la force face à Macron !

un militant ouvrier de Max Barel nous a quitté

Georges Grivola
Mardi 1er septembre 2026

Notre camarade Jo Grivola nous a quittés. Avant de rejoindre la Saône et Loire avec son épouse Gaby pour une retraite aussi active que méritée, il avait participé plusieurs années à la vie de la section de Vénissieux, notamment au sein de la cellule Max Barel.

Nous avons mené dans le quartier avec lui de nombreuses initiatives de solidarité, de lutte pour le logement social et l’école. Chaudronnier de métier, adhérent à la CGT, il portait son expérience du combat de classe à l’entreprise dans nos réunions comme son engagement conte la colonisation, son sens de la solidarité internationale.

Jeune appelé au moment de la guerre d’Algérie, comme d’autres communistes du contingent, il avait refusé de porter les armes contre ce peuple qui se battait pour se libérer du colonialisme et pour son indépendance. Cet engagement courageux, lourdement sanctionné , avait marqué son parcours politique. Nous publierons prochainement le témoignage qu’il en a laissé.

Dans les réunions, Jo Grivola disait ce qu’il pensait vraiment sans hésitation, mais toujours de manière fraternelle, avec le souci de rassembler les communistes et de préserver le PCF. Et il n’hésitait pas à proposer ds actions concrètes, comme quand il avait à quelques uns sorti une carcasse de voiture brûlée du terrain de Max Barel pour la laisser sur la rue, où elle a été rapidement enlevée…

Quand le chemin est difficile, il fait partie de ses communistes qui restent présents par leurs paroles et leurs actes et donne du courage pour agir.

Installé à Cortemblin en Saone et Loire, Jo a fait vivre avec ses camarades la section Roger Angebaud pendant plusieurs années jusqu’à ce que la maladie l’oblige à décrocher et l’emporte. Certains d’entre nous ont eu la chance de partager quelques initiatives de la section, notamment la fête d’été, un vrai moment de fraternité autour du repas comme de la discussion.

Nous présentons nos sincères condoléances à son épouse et toute sa famille, ainsi qu’à ses amis et camarades.

Intervention de Gilles DRILLIEN, secrétaire de la section PCF Roger Angebaud (71)

Merci à toi, Gaby, merci aux enfants et à toute ta famille, aujourd’hui durement éprouvée, de me permettre ce court propos.

Geo, la semaine dernière, tu nous as quittés et tu es parti rejoindre les nombreux camarades qui sont décédés ces dernières années. Depuis un certain temps, tu avais décroché et vivais dans ton monde. La maladie progressait inexorablement, et nous nous sentions impuissants à t’aider. Nous savons combien cette dernière période de ta vie fut difficile pour toi et pour tes proches.

Je voudrais souligner ici l’engagement politique qui fut le tien, d’abord à Lyon et en banlieue lyonnaise, puis sur notre territoire. Tu as, pendant de très nombreuses années, assuré le secrétariat et l’animation politique de la section ‘Roger Angebaud’ avant de me passer la main. Tu appartenais à cette génération de l’engagement durable et obstiné. Les injustices t’étaient intolérables, et le combat pour la justice et la paix fut toujours ta boussole.

Nous gardons en mémoire

  • l’image d’un militant présent aux portes des entreprises, repéré par de nombreux salariés, et qui n’hésitait pas à tenter de les convaincre.
  • L’image d’un diffuseur infatigable de L’Humanité auprès de ses proches.
  • L’image d’un organisateur méticuleux d’initiatives :
    • Hommage annuel au militant communiste Roger Angebaud,
    • Repas de section à Cortemblin et Curtil-sous-Burnand,
    • Réunions mensuelles des adhérents communistes pour suivre l’actualité et mettre en œuvre les décisions nationales et leur transposition locale.

Régulièrement, lors de ces réunions, tu dénonçais le silence et la partialité des médias à notre encontre. Tu nous disais combien cette situation te désolait, voire te minait."

À certains moments, tu écrivais. J’ai en souvenir ces quelques feuillets manuscrits où tu évoquais ta guerre d’Algérie, le sale boulot qu’on voulait vous y faire faire, et les relations que tu avais pu tisser avec les acteurs locaux du conflit. La mention inscrite sur ton livret militaire : ‘A fait de l’insubordination, entraîne ses camarades dans la désobéissance’, certes t’a poursuivi. Mais elle t’a aussi fourni l’énergie nécessaire pour agir en ce moment paradoxal. On mesure ici la grandeur de tes convictions.

Je voudrais associer à mon hommage celui de notre Fédération départementale. Tu as longtemps été membre de son Conseil. Les camarades ont en mémoire tes prises de parole toujours argumentées, ta présence dans toutes les manifestations, flanqué du drapeau du PCF et du badge CGT, ton béret style ‘Che’ estampillé du marteau et de la faucille qui t’accompagnait alors.

Aujourd’hui, ton riche parcours s’achève. Sois persuadé que tous les camarades ici présents ou empêchés auront à cœur de faire perdurer le combat qui fut le tien. À toi, Gaby, son épouse fidèle, à toute ta famille, nous adressons nos plus sincères condoléances. Au revoir, camarade."

6 65 95 101 197
Revenir en haut