Les communistes vénissians apportent leur soutien aux lycéens qui se mobilisent pour leurs conditions de travail, dénoncent le non remplacement des profs, demandent la fin de parcourssup… Comme dans tous les mouvements sociaux ces dernières années, des casseurs interviennent et permettent le cycle bien connu des provocations et des répressions. Nous faisons confiance aux lycéens pour découvrir comment s’organiser, sécuriser leur mouvement, lui permettre de durer, malgré toutes les mesures que le gouvernement prendra pour tenter de l’éteindre sans répondre aux revendications.
Les lycéens n’ont pas besoin de casseurs. Ils peuvent comprendre par eux-mêmes que leur seule force est leur nombre et donc leur unité. Tout ce qui divise et notamment la violence, est un frein aux luttes, et est toujours utilisé par le pouvoir pour détourner la lutte des revendications.
Depuis plusieurs années, les agents de l’Éducation Nationale alertent sur la dégradation des conditions de travail et d’accueil des Lycéens. Dès la rentrée dans le département et la métropole, des personnels ont alertés sans être entendus. Après un mois de cours dans des conditions dégradées les lycéens n’ont d’autre choix que d’exprimer une colère légitime devant leurs conditions d’apprentissage. Leurs revendications doivent être entendues.
Partout, dans les quartiers populaires comme en centre ville ou en territoire rural, nous constatons des classes surchargées, des professeurs et personnels en sous effectif, des bâtiments dégradées et mal entretenus. Cette colère Lycéenne ne vient que du vécu quotidien de milliers de jeunes qu n’ont qu’une seule envie. Pouvoir travailler dans de bonne conditions pour avoir un avenir digne.
Face à ce mouvement légitime, le gouvernement ne regarde que les casseurs, justifiant de ne répondre que par la répression. Les violences dans des mouvements d’agriculteurs n’ont jamais empêché le gouvernement de négocier ! Mais quand une jeunesse réclame des salles de cours, des tables, des chaises et des personnels pour pouvoir prétendre à son avenir et au bonheur, il ne connaît que la répression. C’est une faute scandaleuse.
Les communistes vénissians appellent à renforcer la mobilisation de tous, élèves, parents, enseignants pour une politique éducative à la hauteur des besoins de notre pays. Ils appellent tous les travailleurs à renforcer les luttes sur l’emploi, le pouvoir d’achat, le refus de l’austérité, le refus d’une économie de guerre. Le plus grand soutien aux lycéens serait un mouvement social général pour imposer des reculs aux élites économiques qui pillent notre pays.
Ce mouvement lycéen est un mouvement politique qui doit être entendu. La jeunesse a le droit et le devoir de s’engager, de se mobiliser et de revendiquer. Le rectorat et le gouvernement doivent répondre aux ambitions de la jeunesse pour un vrai projet éducatif.
